Japon, Review / Report

Où elle traverse Tokyo et plus pour une émission de radio

Vendredi 27 janvier 2017, je participais à ma première émission de radio en tant que public, que ce soit au Japon ou en France. [Pour ceux se demandant pourquoi je laisse courir un mois avant d’écrire à ce sujet… j’ai juste oublié l’article dans mes brouillons et je viens de m’en rendre compte à l’instant. ]

Il m’arrive d’écouter la radio japonaise de temps à autre quand les groupes que j’aime bien sont invités pour la promotion d’un album ou d’une tournée. On est fan ou on ne l’est pas … et au pire, je peux toujours prétendre que c’est une excuse pour améliorer mon écoute du japonais (oui, oui).

Les groupes indiquent toujours sur Twitter et autres réseaux sociaux leurs apparitions dans telles émissions de radio (je ne dis pas « de télévisions » parce ceux que je suis sont des ploucs et ne sont pas assez connus pour y passer). Ce coup-ci, Plastic Tree, ou du moins le chanteur Arimura Ryutaro et le bassiste Hasegawa Tadashi, étaient invités à l’émission « Beat Shuffle, Nack 5 ».  Très régulièrement, il est possible de participer à un tirage au sort pour y assister en tant que fans et ce coup-ci je l’ai fait parce que j’étais dans les transports, je m’ennuyais et ça prenait dix secondes de remplir le formulaire. Bon, pour moi, étrangère, cela a finalement pris cinq minutes parce que le formulaire n’acceptait pas les espaces, les accents et le romaji … sans bien sûr me l’indiquer lors du message d’erreur et j’ai donc dû faire plusieurs tentatives pour deviner ce qui n’allait pas.

Contre toute attente, j’ai reçu un SMS deux jours avant l’émission m’indiquant que j’avais été sélectionnée et qu’il me suffisait de venir devant le bâtiment où l’émission avait lieu un peu avant. Easy, il fallait jusque que j’aille jusqu’à Saitama et pas besoin de venir trop tôt car on avait un numéro attribué pour entrer dans la salle.

Ah oui, Saitama :

trajetsaitama

Ajoutez à cela 20mn de marche

Faire un peu plus de 40km pour une émission de radio : il faut être un minimum dévouée, je suppose.

Ayant la chance de finir le travail  assez tôt le vendredi, je suis arrivée plus d’une heure trente en avance sur l’horaire prévu et j’ai donc patienté dans un karaoke (afin de continuer ma sieste commencée dans le train). Le lieu de rassemblement se trouvait à peu près sur la place en face du bâtiment de l’émission. Le bâtiment lui-même est un petit centre commercial à destination principalement de jeunes filles avec des marques de vêtements casual. Évidemment, lors de l’attente j’ai passé les quelques minutes avant qu’on nous appelle à observer les personnes autour de moi pour devenir qui attendait pour l’émission. (ça ne loupe pas, dès que les filles ne sont pas toutes féminines à 200% et un peu ténébreuses, elles sont très souvent fans de musique.)

Capture.PNGOrganisation à la japonaise, on nous a fait faire une ligne à 18h30 puis on devait montrer nos papiers d’identité et ils nous donnaient un ticket avec un numéro d’entrée. Le monsieur appartenant au staff n’arrivait pas à me trouver et je lui ai dit de chercher le nom étranger. En deux secondes, c’était plié. Il a eu un petit rire et a fixé mon passeport ainsi que sa liste avec un sourcil levé ne comprenant pas pourquoi mon nom apparaissait tout collé sur sa feuille alors qu’il y avait des espaces sur mes papiers d’identité. Je lui ai expliqué que leurs formulaires n’acceptaient pas les espaces et il a ri un peu plus en m’indiquant qu’il n’avait pas beaucoup d’étranger participant à leurs émissions. On devait ensuite attendre 18h50 pour qu’ils nous rappellent et nous fassent rentrer dans le bâtiment.  Finalement, ils nous ont appelés à l’heure précise par nos numéros pour faire trois lignes. Et ensuite, ligne par ligne nous ont accompagné pour nous faire entrer dans le bâtiment, prendre les escaliers à la file indienne, monter jusqu’au 5ème étage où l’émission se déroulait comme des petits enfants d’école primaire, sous le regard curieux des clients des autres magasins. À l’entrée de la zone pour l’interview, une dame prenait nos tickets dans l’ordre afin de s’assurer que personne ne passe devant quelqu’un.

La radio se trouve dans une pièce à l’intérieur même du magasin de vente de CD HVM. Une grande vitre donne sur l’émission et le public invité est donc debout devant celle-ci, au plein milieu du magasin, avec pour seule délimitation des barrières. C’est assez commun au Japon apparemment. On n’entend pas l’intérieur, hormis lorsqu’ils parlent dans les micros et lorsque les musiciens veulent interagir avec le public, ils ont un petit panneau blanc sur lequel écrire au marqueur. Avec le numéro 26, je suis arrivée au deuxième rang … devant une géante portant un chapeau (histoire de bien casser les pieds à tout le monde derrière), mais finalement, les musiciens étaient proches de mon côté et je pouvais les voir ainsi que l’interviewer sans problème.

Je n’écoutais pas souvent la radio en France et les podcasts que j’écoute de temps à autre sont majoritairement en provenance d’Arte donc difficile de juger et de comparer … Mais la radio japonaise, en tout cas quand elle concerne les musiciens, n’est pas spécialement intéressante hormis pour écouter les morceaux en avant-première. Les interviews sont bateaux et les journalistes ne prennent pas beaucoup de risques niveau questions. C’est un problème que j’étendrais même aux médias en général. Je trouve parfois les « journalistes » trop gentils avec l’artiste et superficiels. Pour en connaître plus sur la création des morceaux, il est très souvent nécessaire de se tourner vers les magazines spécialisés et même là de bien faire le tri. On a eu quelques questions intéressantes de la part de fans sur le nouveau single, mais aussi des questions niaises au possible comme : Quel est le plat que vous préférez que votre maman vous fasse ? … J’avoue, j’adore Plastic Tree, mais la question m’a laissée dubitative.

Je critique, mais cependant c’était un bon moment. Arimura Ryutaro le chanteur et Hasegawa Tadashi le bassiste, sont de bons « entertainers » et après 25 ans de carrière sont bien habitués à répondre aux questions les plus farfelus. Si ces dernières ne sont pas révolutionnaires, au moins, ils auront eu la bonté de me faire rire, ou au pire sourire.

L’interview de Plastic Tree s’est terminée sur « creep » la face B du single (je parle comme une enfant des années 90. Devrais-je simplement dire la seconde chanson du single ?) avant qu’on nous demande de sortir de l’espace public afin d’accueillir les fans du second groupe interviewé durant l’émission (à titre d’information BREAKERZ). Je pense qu’il aurait été possible de regarder un peu depuis le fond du magasin mais n’ayant aucun intérêt pour ce groupe, je suis partie puisqu’il était déjà bien 20h passé et que j’avais une heure de route et quelques pour rentrer.

(Photo de l’émission)

 

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