Bilan, Japon, Tokyo

Bilan Avril 2017, Bilan #4

[ J’ai fini cet article il y a plus de deux semaine, mais je l’ai complètement oublié dans mes brouillons. ]

Au final, mon blog semble se constituer principalement de bilans sans rien entre. Le temps passe tellement vite quand on est dans la vie active qu’il est finalement bien plus difficile que prévu d’être productive. .

bilan

Le temple de Gotokuji

Ce mois d’avril est un peu en demi-teinte. Il n’a pas réellement fait beau, même plutôt froid, et il pleuvait tellement souvent que je me suis demandée plusieurs fois si je n’avais pas fait un saut dans le futur, en juin, à la saison des pluies.  Les élections présidentielles à la fin du mois et un rhume a fini d’achever avril à qui je donne un zéro pointé. Peut mieux faire.

Je ne sais pas si c’est à cause de tout cela, mais je n’ai du coup pas fait grand-chose d’extraordinaire ce mois-ci. Ce sera donc un petit bilan (mais ce n’est pas la quantité qui compte me dit-on) qui arrive à la traine (en plein milieu du mois de mai, tout va bien).

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Japon, Review / Report

Où elle traverse Tokyo et plus pour une émission de radio

Vendredi 27 janvier 2017, je participais à ma première émission de radio en tant que public, que ce soit au Japon ou en France. [Pour ceux se demandant pourquoi je laisse courir un mois avant d’écrire à ce sujet… j’ai juste oublié l’article dans mes brouillons et je viens de m’en rendre compte à l’instant. ]

Il m’arrive d’écouter la radio japonaise de temps à autre quand les groupes que j’aime bien sont invités pour la promotion d’un album ou d’une tournée. On est fan ou on ne l’est pas … et au pire, je peux toujours prétendre que c’est une excuse pour améliorer mon écoute du japonais (oui, oui).

Les groupes indiquent toujours sur Twitter et autres réseaux sociaux leurs apparitions dans telles émissions de radio (je ne dis pas « de télévisions » parce ceux que je suis sont des ploucs et ne sont pas assez connus pour y passer). Ce coup-ci, Plastic Tree, ou du moins le chanteur Arimura Ryutaro et le bassiste Hasegawa Tadashi, étaient invités à l’émission « Beat Shuffle, Nack 5 ».  Très régulièrement, il est possible de participer à un tirage au sort pour y assister en tant que fans et ce coup-ci je l’ai fait parce que j’étais dans les transports, je m’ennuyais et ça prenait dix secondes de remplir le formulaire. Bon, pour moi, étrangère, cela a finalement pris cinq minutes parce que le formulaire n’acceptait pas les espaces, les accents et le romaji … sans bien sûr me l’indiquer lors du message d’erreur et j’ai donc dû faire plusieurs tentatives pour deviner ce qui n’allait pas.

Contre toute attente, j’ai reçu un SMS deux jours avant l’émission m’indiquant que j’avais été sélectionnée et qu’il me suffisait de venir devant le bâtiment où l’émission avait lieu un peu avant. Easy, il fallait jusque que j’aille jusqu’à Saitama et pas besoin de venir trop tôt car on avait un numéro attribué pour entrer dans la salle.

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Japon, Tokyo

Les mystères du métro de Tokyo, version 2016-2017

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Ce samedi (14 janvier 2017) marquait ma deuxième participation au jeu d’énigme organisé tous les ans par le métro de Tokyo d’octobre à janvier. Les règles sont simples mais difficiles à résumer : chaque énigme résolue dans une des stations du métro de Tokyo ou aux alentours permet de se rendre à la station de métro suivante et ainsi de suite jusqu’à atteindre l’épreuve finale. On ne gagne rien de tangible ou de matériel, mais on découvre, on s’amuse, on gagne en fierté de réussir épreuve après épreuve et on passe un bon moment entre amis. Le jeu permet de se déplacer dans la ville, découvrir des coins qu’on ne connaît pas ou de faire attention à des objets du quotidien dont on se fiche d’ordinaire.

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Japon, Voyages

Sur les traces du film « Your Name », en passant par des auberges abandonnées et des températures en dessous de zéro.

kiminonaha_largeLe mois dernier, j’étais à Shibuya lorsque Jordy Meow me proposait de manière impromptue d’aller voir le lendemain les lieux dont s’étaient inspirés les créateurs pour certains des décors du film « Your Name » (ou « Kimi no na ha » en langue japonaise). Petit avertissement qu’il m’avait donné au préalable : ça prenait tout le week-end, on allait aller jusqu’à la préfecture de Gifu, ce serait en compagnie de photographes spécialisés dans les haikyos et on dormirait dans la voiture (le confort, c’est surfait).

Je ne pouvais pas dire non, n’est-ce pas ?

Note : Haikyo signifie « ruine » et est simplement la dénomination japonaise de « Urbex » ou exploration urbaine. Pour plus d’informations, je vous renvoie au lien Wikipédia à ce sujet et pour les haikyo, je me permets de vous proposer le blog de Jordy, le spécialiste francophone dans le genre, et de nos deux compagnons de route japonais.

2ème note : le film « Kimi no na ha » ou « Your name » est sortit dans les contrées françaises le mercredi 28 décembre et je ne peux que vous le recommander. Il a explosé les records de distribution au Japon et a été encensé par les critiques. Plusieurs personnes de mon entourage l’ont déjà vu plusieurs fois. En attendant, pas de spoil dans cet article car je n’aborderai pas l’histoire ou le film en lui-même ( … mais sincèrement, allez voir ce film).

 

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Japon, Réflexions

Décembre, ça commence un peu comme déprime ou survivre aux fêtes de fin d’année lorsqu’on est au Japon.

Pour être honnête, je n’ai jamais été grande fan des fêtes de Noël et de fin d’année : les chants de Noël et les rediffusions à la télé me sont insupportables, le côté faussement guilleret de tous et les slogans creux « aimons-nous les uns les autres » me laissent froide, je n’aime pas le vert comme couleur à porter et je trouve le père Noël un peu angoissant.

Mais j’aime bien le réveillon lorsque je retrouve ma famille et qu’on mange chinois jusqu’à exploser et à être malade pendant des semaines. J’aime aussi beaucoup l’échange des cadeaux, autant pour recevoir que de voir si j’ai fait mouche avec ce que j’ai pu trouver à offrir cette année. Même si l’« esprit de Noël » me donne envie de me jeter par la fenêtre, l’idée de passer du temps avec mes parents et ma sœur est quelque chose que je peux attendre du dernier mois de l’année.

Sauf ,

… quand on décide de partir de l’autre côté de la planète parce que pourquoi pas ? C’est quelque chose d’assez commun aux expatriés et immigrés occidentaux divers qui partent loin … Noël est une fête un peu à part et décembre le mois qui vous rappelle que vous avez choisis volontairement ou non de vous séparer de vos fratries. Certains ont la possibilité de partir rejoindre leur famille le temps de quelques jours, puis il y a le reste qui va affronter les derniers jours de l’année comme ils peuvent.

A Tokyo, dès le 1 novembre, les décorations de Noël apparaissent partout, on troque les remix de Disney par les remix de chants de Noël (Je n’aurais jamais cru entendre autant de versions différentes du morceau le plus connu de Mariah Carey). Différents lieux de la ville deviennent des spots à illumination où tous se déplacent pour observer et admirer les installations de lumière. Les Japonais tentent de trouver une âme sœur en mode express pour ne pas finir l’année célibataire et dans l’ensemble le pays semble se colorer d’un manteau festif. [Là, si j’avais été une vraie blogueuse de qualité, j’aurais pu vous montrer des photos des illuminations, mais il s’avère que je n’ai encore rien visité et vu. Soyez un peu imaginatif pour combler mes lacunes, merci beaucoup.]

La différence avec un pays comme la France est assez simple: la fête de Noël n’a pas la même envergure ou la même signification. Alors, certes, à Tokyo, les illuminations sont souvent grandioses, les magasins sont colorés de la tête au pied du rouge au vert et pour être dans l’ambiance tu peux vendre la moitié d’un poumon pour la boisson illimité du moment au Starbuck, mais…au final, tout ça se rapproche plus de l’apparence et du prétexte. Si en Europe, et pour une grande partie de sa population, c’est une fête pour se retrouver en famille, au Japon, la fête est d’abord commerciale, une excuse pour les couples de se retrouver, une espèce de Saint Valentin de la dernière minute où on mangera du KFC après avoir fait la queue plusieurs heures dans le froid.

Alors, quand vous êtes un petit immigré, que vous n’avez pas de tendre moitié et que votre famille n’est pas là, Noël est la plus insidieuse des tortures et le mois de décembre un moustique bien trop gros, perdu dans votre chambre alors que vous tentez de dormir (en attendant l’année prochaine). Ce moment serait moins difficile si on n’avait pas l’impression que le Noël japonais, aussi beau et lumineux soit-il, ne ressemblait pas à une contrefaçon un peu trop esthétique.

L’an dernier je n’étais à Tokyo que depuis deux mois et je n’avais pas encore totalement reconstruit mon cercle d’ami. J’avais passé mon Noël puis le nouvel an, seule, chez moi. Je n’avais fait aucune décoration, mais à la dernière minute j’avais essayé de prendre soin de moi et j’étais restée sous la couette à regarder des séries avec du … KFC (on se tait, à Rome comme les romains ou quelque chose du genre). Finalement, plus que les jours J, c’était l’attente et toute la période avant où on voit les autres rentrer au compte-goutte au pays (et les amis japonais dans leurs campagnes respectives), commencer les préparatifs culinaires, faire les courses de dernières minutes et s’activer pendant qu’on fait comme si de rien n’était. Finalement, le jour J, seule, j’étais la meilleure des compagnies que je pouvais avoir.

Cette année, je passerai au moins Noël avec des amis dans la même galère et c’est déjà ça.

capture

C’est la photo la plus Noël-esque que j’ai en ma possession pour 2016. – Un petit floriste à Shin-Okubo (Tokyo)

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