Musique, Review / Report

The Gallo @ Shinjuku Reny, le vendredi 10 mars 2017

Deux de mes amies de concert me parlaient depuis longtemps d’un petit groupe de visual-kei qu’elles allaient voir de temps à autre, quand nos groupes fétiches ne tournaient pas. Faut bien trouver sa dose où on peut. The Gallo de leurs petits noms officient apparemment depuis déjà huit ans (ah ?) et visuellement sont un peu le cliché de groupes de visual-kei : très kitsch, très maquillés, très poseurs. Mes amies résumaient très simplement ces petits coqs : c’est un groupe rigolo et on passe un bon moment parce que les fans sont assez déjantés. Ils sont apparemment pas mal populaires auprès des fans étrangers sans aucun doute pour le bordel lors des concerts et leur second degré. Comme le chanteur est très fan, ils posent lors des concerts, sur les photos de promos et lors des vidéos comme les personnages de JoJo’s Bizarre Adventure, un manga culte au Japon.  Déjà tout un programme.

Lors de nos izakayas post-concert, elles les mentionnaient régulièrement lorsqu’on parlait chacune de nos groupes préférés, elles nous montraient les vidéos et photos prises avec les membres du groupe lors d’event spéciaux (c’est tout un monde, le visual-kei … ) et elles nous racontaient avec entrain les anecdotes un peu ridicules mais drôles. Montrant un peu d’intérêt, elles m’avaient offert le dernier album du groupe que j’ai écouté ces derniers mois. Sans pour dire que c’est de la grande musique, j’avais assez apprécié et j’étais curieuse. Peut-être parce que ces derniers temps, je suis à la recherche de musique un peu violente sans trop de réflexion … juste histoire de se défouler. Du coup, lorsqu’elles m’ont proposé d’aller à un de leur « one-man », j’ai accepté… Surtout qu’elles me payaient la place donc je n’allais pas faire la fine bouche.

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Ces dégaines, j’adore.

Au Japon, compte tenu des prix (et de mon amour pour Plastic Tree), je vais régulièrement voir la même chose. J’ai l’habitude de suivre des groupes un peu plus matures, qui passent souvent par des salles entre moyennes et très grandes. Contrairement à pas mal de fans de visual-kei je n’ai jamais réellement fait de concerts de groupes un peu obscurs (parce que souvent ils ont une raison pour ne pas percer, ahem) et leur culture un peu particulière et propre m’est en réalité tout à fait inconnue. En France et à Londres, j’allais voir tout et n’importe quoi.

J’ai retrouvé mes deux amies à Shinjuku et on a rejoint deux de leurs propres amies devant la salle du concert. Elles ont profité de ce moment pour me briefer un peu. Entre autre qu’il n’y aurait pas beaucoup de monde parce que c’est un petit groupe et certains gros groupes de visual kei ont un concert le même jour. Ensuite, que je peux me mettre tout au fond si je ne veux pas participer au concert. Si je veux voir les membres du groupe il vaut mieux que je me mette d’ailleurs un peu en retrait, mais si je veux vraiment être dans le truc, il faudrait que je sois au milieu et que même s’il y a de la place au premier rang autant éviter de s’en approcher pour une première fois… A peine compliqué pour un concert.

Au final, il y avait très peu de monde à l’intérieur, j’étais peut-être au 5ème et avant-dernier rang. Entre chaque rang, suffisamment d’espace pour tendre les bras à l’aise. La plupart du public était assis par terre à se préparer : elles changeaient de chaussures pour enfiler des pantoufles ou des crocs, retiraient leurs manteaux, et sortaient leurs assiettes et cuillères (oui…). Je suis habituée à aller voir des concerts de visu, certes, mais c’est toujours des gros groupes et à l’image d’un concert normal, les fans attendent gentiment en pianotant sur leur téléphone ou en discutant à voix basse. Là, on avait l’impression que certaines partaient en guerre. Une des amies de mes potes, alors au deuxième rang, se posait d’ailleurs la question de reculer dans la salle pour mieux voir et demandait son avis aux autres. De réelles stratégies à mettre en place.

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Je pense savoir me situer sur cette image.

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Japon, Review / Report

Où elle traverse Tokyo et plus pour une émission de radio

Vendredi 27 janvier 2017, je participais à ma première émission de radio en tant que public, que ce soit au Japon ou en France. [Pour ceux se demandant pourquoi je laisse courir un mois avant d’écrire à ce sujet… j’ai juste oublié l’article dans mes brouillons et je viens de m’en rendre compte à l’instant. ]

Il m’arrive d’écouter la radio japonaise de temps à autre quand les groupes que j’aime bien sont invités pour la promotion d’un album ou d’une tournée. On est fan ou on ne l’est pas … et au pire, je peux toujours prétendre que c’est une excuse pour améliorer mon écoute du japonais (oui, oui).

Les groupes indiquent toujours sur Twitter et autres réseaux sociaux leurs apparitions dans telles émissions de radio (je ne dis pas « de télévisions » parce ceux que je suis sont des ploucs et ne sont pas assez connus pour y passer). Ce coup-ci, Plastic Tree, ou du moins le chanteur Arimura Ryutaro et le bassiste Hasegawa Tadashi, étaient invités à l’émission « Beat Shuffle, Nack 5 ».  Très régulièrement, il est possible de participer à un tirage au sort pour y assister en tant que fans et ce coup-ci je l’ai fait parce que j’étais dans les transports, je m’ennuyais et ça prenait dix secondes de remplir le formulaire. Bon, pour moi, étrangère, cela a finalement pris cinq minutes parce que le formulaire n’acceptait pas les espaces, les accents et le romaji … sans bien sûr me l’indiquer lors du message d’erreur et j’ai donc dû faire plusieurs tentatives pour deviner ce qui n’allait pas.

Contre toute attente, j’ai reçu un SMS deux jours avant l’émission m’indiquant que j’avais été sélectionnée et qu’il me suffisait de venir devant le bâtiment où l’émission avait lieu un peu avant. Easy, il fallait jusque que j’aille jusqu’à Saitama et pas besoin de venir trop tôt car on avait un numéro attribué pour entrer dans la salle.

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